Contexte : pendant des décennies, un babyphone servait simplement à entendre si son enfant pleurait.
Sauf que depuis quelques années une nouvelle génération d’appareils utilise l’IA pour surveiller chaque nuit, puis indiquer aux parents quand coucher leur bébé, combien de fois il s’est réveillé ou si son sommeil était suffisamment profond.
Et ces outils cartonnent : Nanit revendique un million d’utilisateurs quotidiens et plus de 100M$ de revenus annuels. Owlet affirme que 94% de ses clients dorment mieux, Nanit prétend faire récupérer aux parents l’équivalent de 36 jours de sommeil par an.
Plusieurs réflexions :
1) Les nouveaux bébé sont en train de devenir les humains les plus mesurés de l’histoire, malgré eux ! Sommeil aujourd’hui, parole et motricité demain… C’est la 1ère génération dont l’identité numérique précèdera le consentement. À voir comment ça va évoluer.
2) Toutes ces données vont être une machine à cash lorsqu’elles seront revendues aux assureurs, laboratoires et marques…
3) D’un point de vue commercial c’est redoutable : Le “bon parent” devient celui qui possède les bonnes données. Refuser le babyphone intelligent pourrait bientôt être perçu comme de la négligence, exactement comme refuser un siège auto.
