Mais que se passe-t-il ? Depuis janvier, 16 entreprises françaises de taille intermédiaire sont passées sous contrôle étranger. Au 2nd trimestre, les acheteurs étrangers ont même réalisé plus de la moitié des rachats recensés.
Tous les secteurs y passent : Visionix, équipements ophtalmologiques (600 salariés), racheté par le finlandais Revenio. Le Froid Pecomark, équipements frigorifiques (260 salariés), repris par le belge Ipcom…
…Même Petit Bateau ! fondé à Troyes en 1893, vendu à l’américain Regent l’an dernier. Et Nicollin négocie la vente de son activité déchets (4 500 salariés) à Morgan Stanley Investment Management.
Bon, 3 réflexions ici :
1) On laisse partir à l'étranger de la data de très haute valeur : des millions d'échanges, des structures internes... À une ère où des fonds rachètent massivement des boites pour ensuite revendre la data aux labos d'IA c'est catastrophique…
2) On parle d'ETI. Elles fabriquent les équipements, fournissent les industriels, entretiennent les installations. Elles forment aussi des salariés et font travailler des sous-traitants locaux…
3) Ça dénote enfin notre incapacité à avoir une incitation fiscale suffisamment intéressante et stable pour motiver la transmission... Quel échec.
