• Contexte : Depuis octobre 2025, le marché des logiciels est entré dans une zone de turbulences inédite. Une semaine normale de variation du cours des actions software est passée de ±2% à ±5% (en clair, le marché bouge 2,5 fois plus fort qu'avant, dans les deux sens). Trois catégories sont apparues très clairement. 

  • 1) La cybersécurité, qui n'a jamais vraiment chuté car plus l'IA se répand, plus les cyberattaques explosent, plus les entreprises ont besoin de protection (l'action Datadog a gagné +67% depuis janvier, Fortinet +74%, Palo Alto +41%).

  • 2) Les logiciels qui ont chuté mais rebondi, parce qu'ils ont prouvé dans leurs résultats que l'IA booste leur croissance (Snowflake +9% depuis janvier, Oracle +6% après des chutes sévères).

  • 3) Ceux qui ont chuté et sont toujours à terre, ces boîtes n'ont pas pu montrer que l'IA les aide et pire encore, le marché pense que l'IA pourrait les remplacer partiellement (Intuit -56% depuis son plus haut, HubSpot -52%, DocuSign -38%, Adobe -36%, Workday -35%).

  • C’est passionnant de réfléchir aux autres secteurs où ces principes s’appliquent : Dans les médias avec la lutte contre la désinformation (l'IA crée des deepfakes, l'IA doit les détecter), le juridique (l'IA génère de nouveaux litiges sur la propriété intellectuelle, les avocats en profitent), le debug du dev logiciel (l'IA écrit du code plus vite, les bugs se multiplient, les experts de supervision sont plus demandés). Ça donne une grille de lecture pour les prochaines années : dans quels secteurs l'IA crée-t-elle mécaniquement plus de demande pour elle-même ?

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