• Le système actuel décroche et derrière c’est des points de croissance que nous perdons. L’OCDE estime que si nos élèves atteignent le niveau moyen des 10 pays les plus performants en lecture, maths et sciences, notre productivité pourrait augmenter de 2,7% à terme. 

  • C’est donc catastrophique, surtout quand le mot d’ordre est à la réindustrialisation, à l’IA et à la souveraineté technologique. Parce qu’on peut investir des milliards dans des usines et des technologies… sans ingénieurs, chercheurs et salariés qualifiés, on les fait tourner avec qui ?

  • Du coup, tout le monde cherche la nouvelle formule. Dans les langues, Speak, valorisée 1Md$ après une levée de 78M$, utilise l’IA pour faire parler ses 15M d’utilisateurs. LingoDeer enseigne surtout les langues asiatiques à plus de 20M de personnes…

  • D’autres décident de tout mélanger : sur LanguaTalk  (25.000 abonnés payants et +300.000$/mois), l’élève s’entraîne quotidiennement avec une IA et corrige ses erreurs. Puis il réserve ponctuellement un professeur en visioconférence pour travailler ses blocages.

  • Je pense que face à cet échec global, l’école va perdre le monopole de l’enseignement et conserver celui du diplôme. Une IA pourra déjà suivre chaque élève 24h/24, repérer ses lacunes et adapter les exercices, un humain interviendra pour expliquer, motiver et évaluer. L’État devra reconnaître ce qu’un étudiant sait réellement, même s’il l’a appris ailleurs qu’à l’école.

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