Alexandre Arnault vient d’entrer au conseil d’administration de Nike. Le fils de Bernard Arnault a déjà dirigé Rimowa, travaillé au repositionnement de Tiffany et pilote désormais Moët Hennessy. Officiellement, il vient aider Nike à recréer du désir.
Car Nike s’est effondré. Le groupe a perdu 00Md$ de valorisation depuis son sommet de 2021. Son action recule de +40% cette année, sa capitalisation est tombée autour de 53Md$ et l’entreprise quitte le S&P 100 après dix-huit ans.
Au même moment, LVMH cherche de nouveaux relais de croissance. Le luxe ralentit, notamment en Chine, et le groupe a perdu 55% depuis son sommet. Il se rapproche déjà du sport avec Léon Marchand, la Formule 1 et indirectement Hyrox.
Alors je pose l’hypothèse : Alexandre Arnault pourrait préparer le terrain à une prise de participation, voire un jour à un rachat. Nike coûterait probablement plus de 65Md$ avec une prime, une opération immense même pour LVMH, valorisé environ 230Md$.
L’opération aurait pourtant du sens. Nike apporterait les athlètes, les communautés et des millions de clients plus jeunes. LVMH apporterait son savoir-faire pour raréfier les produits, relever les prix et recréer du statut.
