Contexte rapide : Aux US, ils ont des seaux à pop-corn en édition collector, sculptés à l'effigie d'un film ou d'un personnage, vendus entre 50 et 70$ (un concept encore quasi inexistant en France).
C’est une machine à cash pour les cinémas : AMC estime générer 100M$ de revenus grâce à ces seaux cette année, deux fois plus qu'en 2023. Chez Cinemark, les ventes de seaux ont contribué à une hausse de 40% des revenus liés aux produits dérivés l'an dernier, et Regal en attend 40M$ cette année.
Et certains lancements frôlent carrément l'hystérie collective : pour la sortie du film L'Odyssée, IMAX a mis en vente 2 500 seaux en forme de caméra IMAX, épuisés instantanément. Une deuxième série s'est vendue en seulement 7 minutes, portant le total à 30 000 seaux écoulés.
Concrètement qui est derrière ? Trois entreprises se partagent aujourd'hui l'essentiel de ce marché (Snap, Zinc, Golden Link), au point de travailler main dans la main avec les réalisateurs dès l'écriture du scénario pour concevoir le bon objet.
Une idée intéressante serait de transformer l’espace entre le guichet et la salle en boutique géante du divertissement. Plus seulement du popcorn et des bonbons, mais des boutiques remplies d’objets collectors, vêtements et éditions limitées liés au film qu’on s’apprête à voir. Le cinéma ne vendrait alors plus seulement une séance : chaque sortie deviendrait une mini-visite à Disneyland, avec tout le merchandising qui va avec.
