Vous vous souvenez lorsque… Tout le monde recommandait aux littéraires de faire des études d’ingé ?
Et bien c’était peut-être le pire conseil de la décennie : Les labos d'IA recrutent massivement des philosophes ! En 2013, 1% des offres d'emploi sur PhilJobs (la bourse d'emploi des philosophes) concernaient l'IA, l'an dernier : 16%. OpenAI emploie déjà "des centaines de philosophes moraux", des profs de philosophie quittent leurs universités pour rejoindre la tech (un philosophe de Yale parle d'hémorragie), et les étudiants reçoivent des offres avant même leur diplôme…
Être un philosophe de l’IA ça paie très bien : Le salaire médian d'un philosophe en début de carrière est de 52 000$, dans un labo d'IA, les rôles d'éthique atteignent 250 000$ à 400 000$ de salaire de base.
Ok, mais concrètement ils servent à quoi ? Ils essayent de répondre aux questions que les ingénieurs ne savent pas résoudre : Faut-il toujours dire la vérité ? Une voiture autonome doit-elle sacrifier une personne agée pour sauver un enfant ? La philosophe en chef chez Anthropic a publié un “soul doc”, une constitution de 78 pages pour leur IA Claude, en puisant chez Kant et la Déclaration universelle des droits de l'Homme...
Mais comment décider quelle philosophie intégrer dans les modèles IA ? Deux camps s'affrontent : 1) les "déontologistes" (Anthropic/Claude) qui imposent des règles strictes ("ne jamais mentir, ne jamais manipuler") et 2) les "conséquentialistes" (OpenAI/Google) qui pèsent les bénéfices contre les risques au cas par cas. IBM va encore plus loin : ses modèles ont des curseurs que les entreprises clientes règlent selon leur propre philosophie d'entreprise.
