Triste nouvelle : Selon l'Autorité nationale des jeux (ANJ), les Français ont misé 1,3Md€, soit plus du double de l'édition 2022 (597 millions d'euros). La demi-finale France-Espagne du 14 juillet est même devenue le match ayant généré le plus de paris depuis 2010, avec 63 millions d'euros misés en une seule soirée.
Le nombre de parieurs explose : 3,1 millions de joueurs ont engagé près de 113 millions de paris pendant la compétition, contre 2,2 millions de joueurs en 2022. Sur ce total, la moitié des joueurs a placé moins de 10 paris, mais environ 15 000 joueurs en ont réalisé plus de 500 chacun.
Et forcément : 471 000 joueurs ont perdu plus de 100 euros pendant la compétition, contre seulement 217 000 qui en ont gagné au moins autant. Environ un quart seulement des joueurs termine sans perte. Et l'ANJ estime que 15% des parieurs français présentent "une forte probabilité d'être excessifs", c'est-à-dire incapables de s'arrêter malgré des conséquences négatives.
Et aux US c’est pire : 57% des Américains ont placé un pari l'an dernier, contre seulement 38% qui ont lu un livre. Parier est devenu le nouveau loisir par défaut d'une génération entière, plus excitant, plus immédiat, plus addictif qu'un roman ou même qu'un projet de vie à long terme.
Ça me touche d’autant plus qu’un bon ami s’est endetté à hauteur de 500.000€ auprès de ses proches à force de paris. Je ne crois pas à la solution de l'interdiction, ni des paris sportifs, ni des plateformes de prédiction (Polymarket). Le vrai problème, c'est qu'on a laissé une génération sans autre débouché pour ressentir de l'excitation ou de l'espoir dans le futur, alors elle le trouve dans une cote de bookmaker plutôt que dans un projet professionnel, une création d'entreprise ou même un livre.
