Contexte : Pendant qu’on nous explique depuis vingt ans que le papier est mort, les marques, elles, se relancent dedans en fabriquant leur propre journal.
Par exemple la marque de nourriture pour chiens, Maev, a créé un journal pour lancer sa nouvelle recette au poisson, puis l’a mis en scène sur Instagram. Pendant le lancement, son taux d’engagement sur les réseaux a augmenté de 87% par rapport au précédent. Mais je pourrais aussi vous citer New Balance, Stella McCartney et Linktree...
Attention, on ne parle pas forcément de relancer un journal publié chaque semaine. Le papier devient surtout un support événementiel : une édition limitée créée pour annoncer un produit, enrichir un colis presse, décorer un pop-up ou être offerte aux clients.
Et je vois très bien les créateurs reprendre le format. Imaginez Léna Situations envoyant chaque mois un petit journal : son mois en photos, des anecdotes inédites, ses bonnes adresses… Je parierais sur l’intérêt de sa communauté pour ce rendez-vous physique. D’ailleurs ça rejoint le mouvement des “snail mail clubs” où des créateurs font +50.000$/mois sur ce modèle.
Derrière cette tendance, un imprimeur écossais tire son épingle du jeu : Newspaper Club propose de fabriquer des journaux à la demande, avec des modèles prêts à utiliser et quatre formats. Son activité a progressé de 50% en 2024, compte dix salariés et a imprimé plus de 40 millions de journaux depuis 2009. En France, vous avez aussi Fantastic Book qui s’est positionné sur ce créneau.
