Contexte : le secteur du jeu vidéo est en train de se faire rattraper par deux forces en même temps. D'un côté, l'IA transforme la façon de créer des jeux. De l'autre, les gouvernements durcissent les règles sur la protection des joueurs.
1) Le problème IA : Les studios utilisent massivement l'IA pour créer des décors, des personnages, des dialogues, tester les bugs automatiquement, c'est plus rapide et c’est moins cher. Sauf que personne ne sait encore à qui appartient légalement ce que l'IA produit. Au Royaume-Uni, le droit d'auteur sur les assets (éléments visuels et sonores qui composent un jeu) générés par IA n'est pas tranché, on a donc un flou juridique énorme pour des boîtes qui construisent des jeux entiers avec ces outils.
2) Le problème consommateur : Les régulateurs s'attaquent aux “dark patterns” (ces interfaces conçues pour vous faire cliquer là où vous ne vouliez pas), aux monnaies virtuelles qui masquent le vrai prix des achats, aux abonnements impossibles à annuler... La Commission européenne et le régulateur britannique ont tous les deux ces pratiques dans leur viseur.
Du coup ils vont devoir s’adapter… et vite ! 1) reprendre les contrats avec les prestataires IA pour clarifier qui possède quoi et 2) auditer les mécaniques de jeu avant que les régulateurs le fassent à leur place.