• C’est assez dingue : plus de la moitié des entreprises américaines valorisées plus d’1Md$ ont été fondées par des immigrés. Et chez a16z (un gros fond américain), 44% des startups financées depuis deux ans comptent au moins un fondateur international. La moitié est installée aux US, l’autre à l’étranger.

  • Ces petits malins font 2 choses : 1) Ils lèvent de l’argent et trouvent des clients aux US… tout en 2) conservant dans leur pays d’origine des ingénieurs moins disputés, des premiers clients plus accessibles, une couverture médiatique nationale et parfois le soutien de l’État.

  • Exemple 1, La startup suédoise Pit : grâce à la réputation locale de son fondateur, elle a signé H&M et l’industriel Stena Metall comme premiers clients. Elle a ensuite recruté six anciens CTO de licornes suédoises, des profils extrêmement rares et beaucoup moins disputés qu’à San Francisco.

  • Exemple 2, l’Espagnol Supersonik : son fondateur a utilisé sa diaspora pour contacter un ancien de son université devenu directeur commercial de Salesforce. Résultat : Salesforce est devenu son premier grand client.

  • Exemple 3, ElevenLabs : Ici l’avantage est même devenu politique. l’État polonais a investi dans la boite, tandis que cette dernière ouvre un laboratoire d’IA dans le pays. pour puiser directement dans les 45 000 diplômés techniques formés chaque année en Pologne.

  • Quand je lis ça, je me dis que notre problème en France n’est pas tant la fuite des cerveaux, que notre incapacité à organiser notre armée à l’étranger, d’en faire un vrai réseau de pouvoir. Des milliers de Français travaillent chez Google, Meta, OpenAI, les grands fonds ou les meilleures startups américaines. Pourtant, ce réseau reste largement informel. On devrait construire une diaspora technologique capable de recommander nos ingénieurs, ouvrir les portes des grands clients américains, financer les nouveaux fondateurs et faciliter leur retour.

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