L’Europe veut mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros pour se réarmer d’ici 2030.
Mais pour signer des commandes de missiles, de drones ou de chars ne suffit pas…encore faut-il disposer des métaux, composants et produits chimiques indispensables pour les fabriquer.
Et c’est là que la Chine réapparaît. En 2024, elle assurait environ 60% de l’extraction mondiale des terres rares utilisées dans les aimants, mais surtout 91% de leur raffinage et 94% de la production des aimants permanents frittés. Trouver une mine ailleurs ne règle donc pas le problème si son minerai doit toujours passer par la Chine pour être transformé.
C’est très grave car une pièce minuscule peut bloquer une usine entière. Une usine de munitions peut avoir les commandes, les machines et les salariés… puis retarder toutes ses livraisons faute d’un matériau qualifié. Même dépendance pour le tungstène, certains composants spécialisés ou les intrants chimiques des explosifs.
Pourquoi j’en parle ? Car le jackpot du réarmement ne se trouve pas seulement chez les fabricants d’armes… mais aussi chez les industriels capables de raffiner un métal, produire un propulsif ou fournir une pièce difficile à remplacer. Il nous faut des boites capables de maîtriser tous les maillons critiques du réarmement.
