Contexte : jusqu’à présent lancer une startup c’était lancer un logiciel, des apps, des médias, de la publicité ou des réseaux sociaux.
Mais il se passe 2 choses : 1) D’un côté, comme l’IA concentre la valeur entre une poignée de géants… le modèle où 10% des investissements compensent 90% d’échecs pourrait devenir encore plus brutal (les investisseurs vont donc devoir chercher d’autres poulains). 2) De l’autre, l’IA ne peut pas fonctionner sans une immense infrastructure physique : puces, câbles, électricité, data centers et refroidissement.
Résultat : les entrepreneurs pivotent déjà massivement. Les startups dans le physique représentent déjà plus de 20% des dossiers reçus par a16z contre une part marginale auparavant.
Et les investisseurs les financent massivement : a16z, l’un des plus puissants fonds de la Silicon Valley, vient de lever 1,1 Md$ pour financer cette “nouvelle ère des machines”. Il investira dans les puces, la mémoire, les réseaux, l’énergie ou la robotique.
Ça ne va pas s’arrêter aux infrastructures IA : les nouvelles startups vont s’attaquer à TOUT le monde physique. Défense, hôtels, maisons de retraite, usines, restaurants, immobilier, transport maritime… Des secteurs jusqu’ici peu financés par le capital-risque pourraient recevoir les mêmes milliards que les logiciels hier.
Donc, si vous cherchez votre prochaine idée de startup, pensez aux retraites de méditation, à l’aménagement des routes, en passant par les Ehpad, les câbles ou les porte-conteneurs. Demain, tous ces acteurs" “non sexys” devront affronter des entrepreneurs financés comme Uber : capables de racheter 50 établissements, d’automatiser leur gestion avec l’IA, de perdre de l’argent pendant des années et de dépenser massivement pour conquérir leur marché.
