Contexte : Jusqu’à 41% de leurs vols européens seraient effectués… sans aucun passager. Après avoir déposé un client, l’appareil doit généralement retourner à sa base ou rejoindre l’aéroport du prochain client. Il brûle donc du carburant, mobilise un équipage et occupe l’espace aérien pour transporter du vide.
Et même lorsque le jet transporte quelqu’un, son remplissage est catastrophique. Il accueille en moyenne seulement 2,5 passagers et ses émissions par voyageur sont estimées entre 5 et 14 fois supérieures à celles d’un vol commercial.
Du coup, des boites comme FlyApp se glissent sur le créneau pour remplir ce manque à gagner. Les opérateurs publient leurs vols de repositionnement, puis les voyageurs enchérissent en temps réel.
Ça reste cher, mais parfois beaucoup moins qu’un vol privé classique. Sur 330 offres analysées, le prix médian d’un trajet à vide atteignait 8 600$ pour l’avion entier, 75% étaient affichées sous les 10 000$.
J’aime bien ces boites qui monétisent des situations absurdes (comme le fait d’avoir des avions qui font des trajets totalement vides…). Too Good To Go revend les invendus des restaurants, BlaBlaCar les sièges vides des voitures, Oway l’espace disponible dans les camions et Neighbor les garages inutilisés.
