Je viens de découvrir ce marché : 10 000 milliards de GIFs, stickers et mèmes sont partagés chaque année dans le monde. 75% des 13-36 ans envoient des mèmes régulièrement.
Et toute cette infrastructure reposait sur Tenor, une API rachetée par Google en 2018 (dont le montant du rachat est inconnu, mais le principal concurrent de Tenor, Giphy, était valorisé 1Md$). Et Google vient de la fermer.
Mais pourquoi les applis n'internalisent pas ça elles-mêmes ? Parce que construire un moteur de GIFs, c'est des millions d'assets à stocker, modérer, indexer, servir en 0,2 secondes à des milliards de requêtes par jour. Pour Canva, Figma ou Slack, c'est des mois de développement pour une feature qui n'est pas leur cœur de métier.
Et une startup s'y engouffre : Klipy vient de lever 3,8 millions $ pour devenir le nouveau standard.
J’en parle car le Business Model est passionnant : Klipy ne vend pas des GIFs, elle vend de la publicité émotionnelle. Quand vous envoyez un GIF « merci » ou « trop cool », Klipy peut placer une pub ciblée selon l'émotion que vous exprimez. C'est ce qu'elle appelle l'« Emotional Graph » : cartographier vos émotions en temps réel pour y coller des annonceurs.
Avec l'IA générative, les utilisateurs créent des « micro mèmes » hyper-spécifiques, des blagues d'initiés entre amis ou collègues et ça multiplie les occasions de création… et donc les surfaces publicitaires.
