Le gouvernement visait 5% de déficit en 2026, mais ce scénario reposait sur une croissance de 1%. Bercy ne prévoit désormais plus que 0,5% de croissance en 2026, contre 0,4% selon l’Insee. Une croissance deux fois moins élevée que prévu signifie mécaniquement moins de recettes fiscales et rend l’objectif de déficit beaucoup plus difficile à tenir.
Le problème est que les dépenses, elles, ne ralentissent pas dans les mêmes proportions. Avec une économie moins dynamique, l’État doit donc trouver davantage d’économies ou de nouvelles recettes pour compenser l’écart. Le scénario budgétaire initial devient ainsi de plus en plus difficile à maintenir.
Et les difficultés ne s’arrêtent pas à 2026. Pour 2027, le gouvernement cherche déjà 6 Md€ d’économies sur les retraites, notamment en limitant l’indexation des pensions.
La France se retrouve donc face à un double défi : une croissance plus faible que prévu et des économies toujours plus importantes à trouver. Et plus la croissance déçoit, plus l’effort budgétaire nécessaire pour réduire le déficit risque de s’alourdir.
