Contexte : L’Occident traverse une "récession de l'amitié". 15% des hommes déclaraient n'avoir aucun ami proche en 2021 (3% dans les années 90), et chez les femmes, on est passé de 2% à 10% sur la même période… Pire encore : la solitude est désormais liée à 871 000 morts par an selon l'OMS.
C’est pas pour rien si des publications de ce style cartonnent sur twitter.
Pourquoi maintenant ? Le télétravail a accéléré le mouvement, mais la vraie cause est plus profonde. Les “tiers-lieux” ont disparu (les clubs de quartier, les associations, les églises), tous ces endroits où on se retrouvait sans l'avoir décidé. Les loisirs se sont aussi individualisés et la mobilité géographique force à reconstruire un réseau social à chaque déménagement.
Et forcément : Ça fait exploser le marché de la connexion. Le Platonic Action Lab (398$ pour 3 mois en ligne, 499$ en groupe) est un “bootcamp de l’amité”, Unshyness.com (1 440$ le week-end) aide les élèves à surmonter leurs phobies sociales et The Robin à Milan (2 285$ par an) est une communité ultra-sélect de dîners privés avec une hôtesse qui présente les membres aux bonnes personnes…
Je suis aussi bullish sur les formations et livres sur le sujet (500 000 exemplaires vendus pour The Art of Gathering), ou bien sur les applis comme Bump (par les fondateurs de Zenly) qui utilisent la data, la tech et l’IA pour savoir où vous allez, qui vous voyez, ce qui vous intéresse… Et rendre la rencontre réelle plus probable et plus personnelle.
