La mort rapporte des milliards
  • J’ai découvert le concept de chagrin parasocial : pleurer la mort d’une célébrité comme celle d’un proche, alors qu’on ne l’a jamais rencontrée. Genre la reine d’Angleterre, Michael Jackson ou RJ Mitte.

  • Ça paraît niche comme phénomène. Sauf que 20% des gens l’ont déjà vécu et que ça génère un vrai business :

    • 1) La disparition d’une célébrité entraîne d’abord une “nécro-hype” (un pic d’intérêt) : à leur mort, les écoutes de Liam Payne ont augmenté de 858%, celles d’Ozzy Osbourne 920% et celles de Dolly Parton 1200%.

    • 2) Cette nostalgie est ensuite monétisée, sous forme de goodies, de vinyles collector, biopics, éditions limitées… Des années après la mort du sportif, les baskets Kobe Bryant x Nike ont encore fait x4 sur leurs ventes en 2025.

  • Attention cynisme : la mort pourrait bien être l’un des meilleurs moves marketing. Malgré les scandales, Michael Jackson a généré 3,5 Md$ depuis sa mort, dont 105M$ en 2025. Son spectacle à Broadway approche les 300M$ de billetterie.

  • Le business est tellement juteux que les successions et agences de licences en viennent à “ressusciter” les icônes disparues : hologrammes en tournée (comme Elvis Presley ou ABBA) ou encore voix recréées par IA (comme celle de la chanteuse Barbara, recréée et intégrée à un album de Marie Poulain). La start-up anglaise Unit1 Studio a même levé 20 M$ pour lancer toute une série de concerts avec les avatars de chanteurs décédés.

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