Instant géopolitique : Les guerres en Ukraine et en Iran ont coupé les routes des matières premières pour les engrais synthétiques et les prix des fertilisants vont augmenter de près d'un tiers cette année, ce qui menace 45 millions de personnes d'insécurité alimentaire aiguë…
Du coup : Des solutions qui semblaient marginales il y a 5 ans deviennent aujourd’hui stratégiques. Dont une en particulier... Que vous produisez gratuitement plusieurs fois par jour : l'urine humaine, bourrée de phosphore et d'azote, les deux nutriments essentiels à la croissance des plantes.
Ni une ni deux : La startup suisse VunaNexus a développé des toilettes qui redirigent l'urine vers un traitement en sous-sol (filtration des micropolluants, pasteurisation). Ce qui reste s'appelle "Aurin" : le seul engrais 100% urine humaine sur le marché, déjà testé en France, Suisse et au siège de l'Agence Spatiale Européenne (3 millions de litres par an). Bémol : extraire un kilo d'azote depuis de l'urine coûte encore 40 à 50 fois plus cher qu'en synthétique, mais l’écart se ressert.
Si on dezoom : Les conflits en cours sont en train de faire en 6 mois ce que 20 ans de conférences sur le climat n'ont pas réussi à faire, forcer les agriculteurs à tester des alternatives comme Toopi Organics (collecte d’urine dans des écoles et festivals, +25% de ventes depuis février), Pivot Bio (micro-organismes naturels, soutenu par Bill Gates, 700M$ levés), Holganix (probiotiques pour les sols, business plus que doublé cette année), Living Roots (50% de réduction d'engrais chimiques) ou encore Nitricity (production d’engrais azotés à la demande, épuisé jusqu'en 2028)...