• Comme les nouvelles entreprises embauchent peu mais dépensent beaucoup en technologie, on s’attendait tous à voir émerger une génération entière de solopreneurs qui adoptent massivement l’IA…

  • Mais bizarrement ils sont à la traîne sur l’IA : Les entreprises avec salariés adoptent l'IA à 26%, les entreprises sans salariés : entre 14,3% et 19%. Contre-intuitif : ceux qui ont le moins besoin de l'IA pour compenser le manque de ressources humaines... sont ceux qui l'adoptent le moins.

  • Pourquoi cette différence entre PME et solopreneur ? Parce que le solopreneur démarre de zéro, jongle entre 15 casquettes, est focalisé sur l’acquisition client et n'a tout simplement pas le temps de tester plein d’outils, il a juste besoin de “l’IA qui fonctionne”... La PME, elle, peut dédier quelqu'un à l'implémentation.

  • Mais le problème c’est que parmi les solopreneurs, ceux qui font le plus de revenus adoptent l'IA beaucoup plus que ceux qui en font peu. Et l'écart se creuse. Autrement dit : l'IA ne transforme pas n'importe quel solopreneur en machine. Elle amplifie ceux qui ont déjà une traction commerciale. L'IA rend les bons solopreneurs excellents. Elle ne rend pas les mauvais bons.

  • Bon, c’est intéressant, mais “solopreneurs” ça veut tout et rien dire car ça englobe aussi ceux qui se lancent tout juste et sont à la recherche de leur marché. Du coup, tout dépend du chiffre d'affaires : Quand vous avez déjà prouvé votre modèle et que vous cherchez à scaler, l'IA devient un levier, mais quand vous cherchez encore vos premiers clients, c'est une distraction.

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