• Depuis 2 ans, c’est la mode de parler de “SaaSpocalypse”. L’idée derrière était “pourquoi continuer à payer des logiciels lorsque des IA peuvent directement gérer les clients, analyser les données ou produire les documents ? Résultat plus de 1 000Mds$ de valorisation ont été effacé dans le secteur.

  • Sauf que le chiffre d’affaire de Salesforce vient de progresser de 11%, à 11,35 Mds$ et son action a bondi de +20% en une journée.

  • Encore plus intéressant : les clients ne partent pas ! leur taux de départ est proche de son plus bas niveau historique.

  • 3 réflexions sur ça :

  • 1) L’IA ne remplace pas la mémoire de l’entreprise. Elle a toujours besoin d’un endroit où retrouver les clients, les contrats, les factures et l’historique des échanges (et typiquement ici cette mémoire est organisée et sécurisée dans Salesforce).

  • 2) En revanche, l’interface pourrait disparaître. Demain, nous ouvrirons beaucoup moins Salesforce ou Canva : nous demanderons directement à Claude de mettre à jour un contrat, de faire un design ou d’identifier les meilleurs prospects. D’ailleurs c’est pas pour rien s’ils viennent de lancer Claudeforce, qui branche l’IA Claude sur les données et les outils de Salesforce. Et ce n’est pas un hasard si le nombre d’entreprises mentionnant le MCP (la prise permettant aux IA d’accéder aux logiciels) est passé de 3 début 2024 à 133 au printemps 2026.

  • 3) La valeur des SaaS va donc se déplacer de l’interface vers l’infrastructure. Les gagnants seront ceux qui possèdent les données structurées, les règles métier, les autorisations et les intégrations indispensables au fonctionnement de l’entreprise. À l’inverse, je crois moins aux logiciels qui se contentent d’afficher plus joliment des données disponibles ailleurs.

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