Aie : Bpifrance (la banque publique qui investit dans les start-up françaises), affiche 650M€ de pertes sur ses investissements en start-up.
Concrètement : fin 2024, Bpifrance avait placé 6Md€ dans des start-up, et estimait avoir déjà gagné 1,2Md sur ces investissements (des gains "sur le papier", qui reposait sur la valorisation de ces boites, donc, très très loin d’un quelconque argent encaissé).
Sauf que du coup, un an plus tard, la banque a dû reconnaître que la moitié de ce gain fictif n'existait plus, soit 652M€ envolés, une révision de 10% de la valeur totale de son portefeuille.
Et si on creuse, ça fait mal : -94% pour Sorare, -78% pour ManoMano, -65% pour PayFit. Les succès comme Qonto ou Mistral ne suffisent plus à compenser.
Et ce n'est pas le seul front sur lequel Bpifrance encaisse des pertes en ce moment : la banque publique et la Caisse des Dépôts, actionnaires du groupe de paiement Worldline depuis 2020 (une entreprise cotée en bourse, pas une jeune start-up), subissent ensemble une perte potentielle de 1,2Md€ à cause de l'effondrement boursier du titre, dont plus de 800M€ rien que pour Bpifrance.
