• Aie : Il y a encore quelques semaines, Anthropic semblait intouchable. La startup était considérée comme le principal rival d'OpenAI, venait de lever des milliards de dollars et sa valorisation implicite atteignait des sommets (965Md$).

  • Puis… le chinois Kimi K3 et son modèle open weight de Moonshot AI sont arrivés. Open weight, ça veut dire que les entreprises peuvent télécharger le modèle et l'exécuter sur leurs propres serveurs, sans dépendre de son créateur. En revanche, contrairement à l'open source, le code et les données d'entraînement ne sont pas forcément publics.

  • C’est super important que vous compreniez qu’une IA, c'est en réalité 3 briques : 1) le modèle (le cerveau), 2) les serveurs (les ordinateurs qui le font fonctionner) et 3) l'application (ChatGPT, Claude, etc.). Jusqu'ici, OpenAI et Anthropic contrôlaient les trois. Avec un modèle open weight, seule la première brique est fournie : chacun peut télécharger le modèle et le faire tourner sur ses propres serveurs.

  • Le risque pour Anthropic est donc que si les entreprises obtiennent des performances comparables avec des modèles qu'elles peuvent héberger elles-mêmes, elles auront moins de raisons de payer pour Claude. C'est ce changement de perception qui aurait fait chuter sa valorisation implicite d'environ 13 % (soit 126 Md$), même s'il s'agit d'estimations sur une entreprise non cotée et non d'une valorisation officielle.

  • Derrière, ce que je regarde surtout, c'est le financement. Ces laboratoires brûlent des milliards chaque année et vivent grâce à des levées de fonds. Le problème ? Pour continuer à lever, leur valorisation doit continuer de grimper. Si les investisseurs n'y croient plus, la machine peut rapidement s'enrayer… et certains pourraient tout simplement manquer de cash.

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