• Pas cool : une enquête révèle qu'Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft et Oracle portent 1650Md$ de dette qui n'apparaît nulle part dans leurs bilans officiels, en plus des 1350Md$ de dette qu'elles déclarent déjà.

  • Tout repose sur un tour de passe-passe comptable : Au lieu de construire eux-mêmes leurs data centers, les géants de la tech demandent à des investisseurs de les financer. En échange, ils s'engagent à les louer pendant 15 à 20 ans. Résultat : ils évitent d'immobiliser des dizaines de milliards d'euros et transfèrent une partie du risque à des fonds comme Apollo, Blackstone ou Blue Owl.

  • Sauf que ces fonds de crédit privé sont eux-mêmes financés par de l'argent... très ordinaire : des caisses de retraite publiques et des compagnies d'assurance-vie. Résultat, si la bulle de l'IA venait à éclater, le risque ne retomberait pas sur les géants de la tech, mais sur l'épargne retraite et les polices d'assurance de gens ordinaires.

  • Mais pourquoi personne ne s’en inquiète ? Ces milliards sont investis dans un circuit bien moins surveillé que les banques. Résultat : personne ne sait vraiment si une bulle est en train de se former et l'organisme censé enquêter sur ce type de risque a vu ses effectifs réduits de moitié et son budget coupé de plus de 40%.

  • Cela dit, c'est aussi l'une des forces des États-Unis. Si le PIB américain a progressé bien plus vite que celui de l'Europe depuis 2008, c'est aussi parce que les investisseurs et les prêteurs américains acceptent de financer des projets plus risqués que leurs homologues européens. Certes c’est un moove dangereux, mais dans l'ensemble, cette capacité à parier sur les revenus futurs est une feature du modèle américain, pas un bug.

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