
Regardons ce qui se trame au sein des labos d’IA : le créateur de Claude a publié une étude sur sa propre transformation par l’IA. En août, ses agents cumulaient 6x plus d’heures d’activité que les salariés (l’entreprise a pourtant triplé ses effectifs en un an).
1) La production explose : En six mois, les ingénieurs ont multiplié par cinq le nombre de modifications de code qu’ils livrent, les juristes traitent davantage de contrats et les commerciaux concluent davantage de ventes.
2) Les débutants disparaissent : La proportion de juniors dans les recrutements techniques est passée de 27% à 9%.
3) Le nouveau problème est d’absorber ce que produisent les machines : Même dans les fonctions non techniques, tout lire prendrait plus de la moitié de la semaine. Pour éviter d’être submergés, les salariés créent des tableaux de bord et des agents qui contrôlent d’autres agents. Organiser et superviser l’IA représente désormais 22 % des sessions avec Claude, contre 10 % auparavant.
4) Les réunions augmentent : +20% de temps pour le salarié médian, et +16% chez les contributeurs techniques individuels. Les décisions et la coordination restent humaines.